Nom : Afagdu
Prénom : Alack
Espèce : Humain
Type d’individu : Libraire
Oxygène : 7/10
Etats : Normal
Spécialité: Aucune
Connaissances : Aucune
Inventaire :
Une chemise rouge bordeaux, caché par un pull à col roulé noir. Un pantalon noir, large rapiécé avec des sangles, des bottes noir à bout renforcé. Collier avec un pendentif en forme de scarabée, un cache-œil, un bracelet en argent en forme de faux.
Trait de caractère :
Alack n’est pas très sain d’esprit. En effet, il a des tendances schizophrénique. Etant donné qu’il détestait être seul, il décida de parler avec lui-même, jusqu’à créer une seconde personnalité. D’un côté, c’est un addicte des bouquins en tout genre ; de l’autre il passera tout son temps libre à se croire surveillé. Même s’il n’a pas l’air très futé, il n’est pas né de la dernière pluie. Lorsqu’il se sent vraiment seul –ce qui arrive souvent- il lui arrive même de parler aux objets.
Votre histoire :
Ils me suivent… Ils me surveillent… Encore et encore… Ils veulent ma mort… Ils ne cesseront jamais… Jamais…
Je me réveille en sursaut. Le front trempé de sueur. Je m’étais endormie alors que je lisais un roman portant le nom de ‘Mille femme blanche’. Très intéressant. Je pris soigneusement le livre et allais le ranger dans son emplacement respectif tout en murmurant :
« -Excuse-moi. J’ai veillé trop tard. Ca n’arrivera plus. Tu ne seras plus ignoré. »
Soupirant, je me rendis à ma salle de bain pour me rafraîchir le visage et me réveiller complètement. L’eau était froide. Bien évidemment. Je me regardais dans la glace fissurée. Mes longs cheveux blond décoiffé dont une mèche cache mon cache-oeil. Oeil borgne, mort.
Je retourne dans mon magasin abandonné depuis longtemps. Rare sont les personnes qui viennent pour acheter un livre. Le froid détruit tout et peu de gens savent comment cette tragédie est arrivée. Le froid intense n’est pas arrivé par hasard. Est-ce la stupidité des Hommes qui a provoqué cela ? Cela ne m’étonnerait pas. Je m’assis en face d’un monticule de papier certain encore vierge, d’autres non et m'allume une cigarette. Il y a peu, j’avais décidé d’écrire un livre. Bien qu’inutile, il fallait que je m’occupe l’esprit ; Et qui sait. Peut-être qu’un jour trouverait-on ma mémoire. Peut-être saura-t-on enfin pourquoi et comment toute cette horreur arrivé…
Mémoire d’un fou…
Je m’appelle Alack Afagdu et je suis libraire. Vivant seul, reclus dans mon lieu de travail que je ne me résigne à quitter. J’aime trop les livres pour faire cela. Je n’ose les abandonner. De plus, j’ai bien trop peur. Peur de découvrir ce qu’est devenu le monde. Le monde qu’est le mien. Le nôtre. Je suis bien avec mes livres, mémoire de personne morte depuis longtemps. J’ai actuellement 27 ans. Je ne suis pas très vieux me direz-vous, mais l’âge ici n’a plus d’importance. Depuis longtemps. Depuis trente ans. Vous demanderez sûrement comment je fais pour survivre. Et bien, moi-même je ne sais pas. Mais je sais que je ne suis pas seul… Nous ne l’avons jamais été… Ah, ne faites pas attention à ce moment d’égarement. Cela m’arrive souvent.
Bien que cela puisse vous paraître bizarre et assez effrayant, je suis quelque peu schizophrène. Qu’est-ce donc ? Une maladie irréversible. Cela ne détruit pas mon corps, mais ma tête, le peu d’esprit que j’ai. Cela a commencé il y a bien longtemps. Mes parents sont morts de froid… ou de vieillesse, je ne sais plus. J’appris à survivre comme je le pouvais et comme le froid mordant me le permettait. Je reste depuis enfermé dans ma librairie, ma maison, mon seul et unique refuge. Je ne le quitterais pour rien au monde. Pas même pour des romans rare et que je n’ai jamais lu.
Ah ! J’ai omis de vous signaler que je suis borgne. Ce n’était qu’un accident stupide, mais finalement lourd de conséquence. Ce n’était qu’un jour comme les autres, à la différence près que par je ne sais quelle malédiction, un de mes rares couteaux se planta dans mon œil droit, le crevant derechef. J’avais hurlé de douleur. Il m’a fallu bien un bon mois pour m’en remettre. Je crois que le plus dur a été d’évaluer les distances. Je me prenais les murs et les étagères très souvent, mais ne vous inquiétez pas, cela va mieux.
Mon autre personnalité a décidé, il y a longtemps, de s’appeler Ceido. Celui est persuadé que des êtres nous surveillent sans cesse. Il a peur tout le temps. Mais ne faites pas attention à lui. Il est fou. Pour ma part, je me porte plutôt bien. Mais je préférais savoir que je ne suis pas seul. Qu’il y a bien encore des humains sur cette terre sinistre. J’attends. J’attends encore et toujours. Je ne peux faire que ça, lire, écrire, attendre et surtout survivre dans ce monde hostile. Mon monde. Mon cimetière…